La médiation dans l'Éducation nationale et dans l'Enseignement supérieur s'est affirmée comme une alternative à la "judiciarisation" des litiges et comme un processus de création de liens et de gestion des conflits. Pour l'année 2009, le médiateur de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur ainsi que les 47 médiateurs académiques ont répondu à 6900 réclamations. 64 % d'entre elles proviennent des familles, des étudiants, des élèves ou des adultes en formation. L'objet de ce rapport : "Humaniser les approches" découle des travaux du colloque qui s'est tenu le 15 décembre 2009. À ce titre, deux propositions majeures ont été formulées : participer à l'amélioration des procédures de prise en charge des personnels gravement malades et aider à la simplification des attributions de bourses aux étudiants.
Alors que les équipements, les outils et les ressources numériques disponibles pour l’enseignement des langues vivantes sont de plus en plus variés et que les épreuves de langues vivantes du baccalauréat STG amorcent le nécessaire renouveau de la pratique de l’oral, il semblait utile de faire le point sur l’usage des TICE et sur les divers dispositifs innovants mis en place par certains établissements, comme les y invitait une circulaire de 2006. A partir des visites effectuées dans ces derniers, le rapport souligne les apports spécifiques de chaque technologie étudiée : la baladodiffusion, les ENT , le tableau blanc interactif, la visioconférence et les divers outils d’aide à l’évaluation. De même, l’observation de dispositifs innovants, comme notamment les groupes de compétence, a permis de préciser leur apport spécifique et de dégager les conditions de mise en place et les choix pédagogiques qui semblent les plus pertinents. Ce rapport est donc de nature à aider les équipes éducatives des collèges et lycées dans les choix d’équipements, de modalités d’organisation et de stratégies pédagogiques qu’il leur faut opérer pour développer efficacement la pratique de l’oral, conformément aux nouvelles orientations de l’enseignement des langues.
Ce rapport annuel d'activité rend compte du travail accompli en 2009. Il identifie les initiatives à engager avec la loi du 24 novembre 2009 sur l'orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie et le plan "Agir pour la Jeunesse". Le rapport est organisé selon trois axes : faire de l'orientation un levier pour la réussite et l'égalité des chances dans les formations initiales réduire le nombre de sorties prématurées du système éducatif décloisonner l'information et l'orientation tout au long de la vie Bernard Saint-Girons a été nommé délégué interministériel à l'orientation le 21 juillet 2008.
L'année 2009 a été fortement marquée par la pandémie de grippe A. La gestion de cette crise a été l'occasion de mettre en pratique quelques grands principes qui s'attachent à ce type de situation : ne pas sous-estimer la menace, s'y préparer, privilégier une approche modulaire, communiquer pour partager les connaissances, agir de façon solidaire, gérer l'après-crise. Comme l'an dernier, ce rapport a vocation à faire connaître les services rendus aux ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Il est structuré autour des trois principales missions du service : les plans de défense et de prévention de crise ; la sécurité des systèmes d'information ; la protection du patrimoine scientifique et technique dans les échanges internationaux et l'intelligence économique, et du ciment fédérateur : l'esprit de défense et de sécurité.
L’expérimentation d’une épreuve pratique de mathématiques au baccalauréat de la série S a été initiée à la rentrée scolaire 2005, à l’image des épreuves expérimentales existant en sciences physiques et chimiques et en sciences de la vie et de la Terre. Elle s’est élargie au cours des deux années suivantes et a concerné plus de 50 000 élèves en 2008-2009. À l’heure où se conduit une réflexion sur le futur lycée général et technologique, le moment a semblé particulièrement favorable pour porter un regard sur cette épreuve d’un type nouveau, qui permet de valoriser et d’évaluer des compétences mathématiques ne relevant pas seulement de l’écrit, comme la capacité à conjecturer, à prendre des initiatives, à utiliser les TICE et à communiquer des résultats. Le bilan présenté dans cette note a été réalisé à partir des réponses apportées à un questionnaire soumis aux professeurs participant à l’expérimentation. Au-delà des aspects quantitatifs, il a semblé opportun d’étudier comment la mise en place de cette expérimentation a permis de développer une pédagogie nouvelle, tant au niveau de la formation que de l’évaluation des élèves, et par là-même de participer au renouvellement de l’enseignement des mathématiques, dans la continuité de ce qui a déjà été instauré au collège Si le choix est fait d’une future organisation du lycée général et technologique englobant la prise en compte des TICE dans l’enseignement des mathématiques, la réflexion qui s’en suivra pourra s’appuyer sur les apports de cette expérimentation.
Ce rapport présente les constats effectués par l'I.G.A.E.N.R. et l'I.G.E.N. dans un échantillon de quatre académies sur la préparation de la mise en œuvre de la rénovation de la voie professionnelle à la rentrée 2009, rénovation se caractérisant principalement par une réduction du cursus menant au baccalauréat professionnel, la recherche d'une plus grande flexibilité des parcours et une autonomie nettement renforcée des lycées professionnels. Il montre que cette réforme est portée par une dynamique positive et que les structures et les moyens nécessaires ont été globalement mis en place dans les établissements. Néanmoins, la mission a relevé des interrogations ou des difficultés sur lesquelles elle appelle l'attention. En premier lieu, dans le contexte d'une réforme qui vise la réussite du maximum de jeunes, grâce notamment à une reconfiguration de la carte des formations autour du BAC pro trois ans et d'une offre de C.A.P. renforcée, on doit s'assurer qu'une solution a été trouvée pour le plus grand nombre. Il convient donc d'être attentif dès cette rentrée à l'impact de la rénovation sur l'accueil et les parcours des élèves au L.P. . Des enjeux importants sont en cause : l'équilibre entre les voies de formation, la prise en charge des élèves les plus fragiles, la continuité des parcours. La seconde priorité est d'accompagner les établissements pour qu'ils utilisent les nouvelles marges de manœuvre dont ils disposent pour organiser les enseignements et mettre en place l'accompagnement personnalisé des élèves, ce qui appelle un nouveau mode de pilotage, notamment de la part des corps d'inspection. En outre, les établissements rencontrent dans l'organisation du cycle BAC pro trois ans des difficultés auxquelles il faut apporter rapidement des réponses, principalement en ce qui concerne la place de la certification intermédiaire.
L’année scolaire 2008-2009 a été une année exceptionnelle de réforme de l’enseignement primaire, tant par le nombre des mesures nouvelles que par leur diversité. Le bilan de l’année, dressé par une importante mission d’inspection générale, est largement positif. Il est d’abord dû à la loyauté d’une grande majorité d’enseignants. Il est aussi le fruit de l’engagement de tout l’encadrement territorial de l’éducation nationale ; les recteurs, les I.A.-D.S.D.E.N. et surtout les I.E.N. et leurs collaborateurs. Après l’adoption massive de la semaine scolaire sur quatre jours, la réflexion sur les rythmes scolaires devra être approfondie. Si le succès de l’aide personnalisée est réel, son effet sur les apprentissages et sur les acquis des élèves est plus difficile à mesurer. Toutefois, l’accord s’avère général sur l’intérêt de cette forme d’aide. Le défi des nouvelles évaluations des élèves de C.M.2 et de C.E.1 a été relevé et les stages de remise à niveau sont en forte progression cette année. Il est nécessaire de poursuivre la mise en uvre de toutes ces réformes, d’approfondir les nouvelles démarches, en vue de consolider les progrès dans les pratiques et dans les mentalités, et de mettre en cohérence toutes les conséquences que les mesures prises induisent, notamment dans le domaine de l’aide aux élèves en difficultés et dans l’organisation générale de l’enseignement primaire.
Mise en place à la rentrée 2005, l’option de "découverte professionnelle 3 heures" vise à proposer aux élèves de troisième une approche du monde professionnel par la découverte des métiers, des milieux professionnels et de l’environnement économique et social. Il s’agit donc bien d’une démarche qui contribue à élargir et à compléter la culture générale des collégiens, participant ainsi à l’éducation à l’orientation et à la citoyenneté. Réussite incontestable quant à sa diffusion (elle est proposée par près de 90 % des collèges et concerne aujourd’hui 12 % des élèves de troisième), la "DP3 " est devenue l’option facultative la plus demandée par les élèves et leurs familles. Le rapport analyse tout d’abord le contexte, historique et pédagogique, qui a présidé à la mise en place de cette option, puis dresse un bilan de la "DP3 ", dont la caractéristique essentielle est très certainement la grande diversité des situations observées sur le terrain. Sur la base de ces observations, les auteurs du rapport présentent, dans une troisième partie, un ensemble de propositions et quelques pistes de réflexion visant à développer le dispositif et à le rendre plus efficace, au regard des objectifs assignés au collège en matière de construction du projet personnel de l’élève.
Dans son rapport, Dominique Versini constate que la majorité des enfants de notre pays bénéficient de conditions de vie plutôt bonnes, mais que certaines catégories d’enfants demeurent dans « des situations de grande fragilité » et de précarité.
Le recours à la médiation n'est plus un acte insolite. Il existe, en France, de plus en plus de médiateurs, de services de conciliation, de dispositifs alternatifs de résolution de conflits et de règlement des litiges. Dans le même temps, les réclamations et les contentieux se multiplient aussi. Paradoxe ? interaction subtile entre la cause et la conséquence, entre une insatisfaction chronique et l'énergie à y remédier ? C'est un sujet pour les sociologues. Pour sa part, le médiateur de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur s'emploie à traiter les réclamations qui lui parviennent et à faire des recommandations pour améliorer encore le service rendu aux usagers et renforcer le lien entre l'administration et ses personnels.